Mouvements autour des SEL

Mis à jour : il y a 8 heures 41 min

RGPD

24-mai-2018

Chers adhérents,

Le 25 mai 2018  la nouvelle législation européenne relative à la sécurisation informatique des données personnelles, le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) entre en vigueur dans l'Union Européenne

Les membres de CommunityForge ont déjà fait le nécessaire pour que votre plateforme soit  en conformité avec ce nouveau cadre administratif européen de manière à assurer la pérennité du site et garantir la protection de vos données personnelles.

 Aux alentours du 25 mai, lors de votre connexion au site vous serez invités "à accepter" ou "à ne pas accepter"  que les adhérents de votre plateforme puissent avoir accès à vos données personnelles (en s’engageant à ne pas les divulguer),

Si vous ne vous connecter pas à votre plateforme vous ne pourrez activer ce processus, de ce fait vous ne serez plus à même de recevoir quoi que ce soit en provenance du site.

Par ailleurs,  en acceptant, vous vous engagez  à ne pas divulguer les données personnelles des autres adhérents  au-delà de l’utilisation légale prévue par les statuts de l'association dont la finalité est de favorisé le lien

Pour des informations complémentaires merci d'utiliser le formulaire de contact  "Contact" situé en haut à droite de chaque page de votre site..

L'équipe CommunityForge

Langue Français

Une histoire de monnaie locale

23-avr-2018

Une histoire de monnaie locale

 

Une justice "réparatrice" comme alternative au tribunal pour mineurs :

Travaillant avec les forces de police, les établissements scolaires et les associations locales, les jeunes assument la responsabilité de leurs actes, font amende honorable et apportent leur contribution à une société plus sûre et plus bienveillante.

La Banque de Temps du Comté de Dane aux Etats Unis, utilise, dans une communauté défavorisée,  une monnaie locale qui marche très bien. Fondée en 2005, cette Banque de Temps permet à plus de 2 000 membres d’être en contact et d’offrir ou d’échanger des services.

De nombreux jeunes peuvent trouver déconcertants les changements qui vont de pair avec l’entrée dans l’âge adulte. Quand en plus, ceux-ci se cumulent avec l’instabilité apportée par une détention, ils peuvent devenir ingérables. Les programmes de justice réparatrice aident les jeunes à se tenir à l’écart de l’engrenage des récidives en introduisant des influences positives telles que le programme du tribunal des mineurs de la Banque de Temps. Le tribunal réparateur régional du Comté de Dane travaille à redéfinir le système traditionnel de justice pénale.

Ces programmes permettent aux victimes et aux délinquants d’interagir mutuellement et contribuent à restaurer la relation des délinquants avec la société. Dans le Comté de Dane, la justice réparatrice locale agit de façon alternative par rapport au système judiciaire pour les primo-délinquants de 17 à 25 ans.

Toute personne âgée de 12 à 16 ans qui commet un délit dans sa municipalité a maintenant  la possibilité d’opter pour le tribunal réparateur géré par la Banque de Temps. Si un jury informel constitué de ses jeunes pairs décide que le délinquant devrait assurer une réparation utile à la société, ce jeune délinquant est alors sommé d’effectuer un travail d’intérêt général qui sera rémunéré en monnaie locale.

La Banque de temps du Comté de Dane fournit gratuitement des systèmes informatiques à ses membres parce qu’elle utilise le logiciel libre d’accès “open source” de CommunityForge, un des membres fondateurs du Collectif  des Crédits Communs. LocalPay,  le projet technologique qui est proposé, assurerait l’avenir de la Banque de Temps du Comté de Dane et de 300 autres monnaies locales en activité.

Source : http://localpay.tech/local-currencies

http://localpay.tech/the-proposal

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Vous avez d’autres experiences de “mouvements autour des SEL” à faire connaître? Partagez-les avec nous via l’adresse [email protected]

 

 

Langue Français

Résumé du livre de James Taris

5-fév-2018

Résumé en français, avec l’accord de l’auteur, des points les plus intéressants du livre de James Taris, « The LETSaholic Twist » (qu’on pourrait traduire par « Embobiné par le LETS »ou  « Comment on devient accro au LETS »). Un LETS (Local Exchange Trading System) est l’équivalent d’un SEL dans les pays anglophones.

L’origine de l’addiction
James Taris, photographe professionnel depuis 18 ans à Melbourne, Australie, doit fermer définitivement son studio  en 1993 et se trouve ainsi désargenté et sans travail. Ayant vaguement entendu parler d’un truc qui permettrait d’acheter sans argent, il se rend donc à la permanence d’un LETS (Local Exchange Trading System), à 20 minutes en voiture de chez lui. Il paie sa cotisation, remplit une fiche d’inscription et inscrit, à la rubrique OFFRES : photographie, puisque c’est ce qu’il sait faire avec une qualité professionnelle dont il est très fier. Et il attend les demandes… qui ne viennent pas. Onze mois plus tard, alors qu’il est sur le point d’abandonner, il finit par aller à une réunion du LETS pour dire tout le mal qu’il pense de ce truc d’échange qui ne marche pas. Il est surpris par l’accueil amical, et on lui propose immédiatement de bénéficier d’un premier échange. Il se rend compte qu’il avait fait l’erreur d’attendre au lieu de proposer et celle de considérer les unités LETS comme une sorte de dollars au lieu de les voir comme des « faveurs »  qui rendent la vie plus facile et plus conviviale.  C’est après ce premier échange, un massage qu’il paie « à crédit » en points LETS qu’il n’a pas encore gagnés, qu’il est conquis et qu’il devient peu à peu  « accro »…
Il découvre alors  un LETS tout près de chez lui qui végète avec 15 adhérents. Il propose d’écrire un bulletin mensuel et de faire la promotion du groupe. Il n’a aucune expérience dans ces domaines mais il a du temps et le désir de réussir. Il apprend donc vite, aidé par quelques adhérents. Grâce à ses efforts, double récompense : le LETS prospère et ses nouvelles compétences de publication assistée par ordinateur ainsi que sa connaissance d’internet au tout début  permettent à James de se recycler et de  retrouver une nouvelle activité professionnelle d’éditeur dès 1995, puis de webmaster à partir de l’an 2000.
Le tour du monde des LETS
Dix ans plus tard, muni d’un billet d’avion « open » et sans un sou en poche, James décide de faire le tour du monde des LETS. Il commence par le Canada, où sont nés les premiers réseaux locaux d’échange. Sa première étape est à Kitchener dans l’Ontario. Contre le gite et le couvert chez un nommé Kit, il rend divers services et visite le pays. Il quitte l’Ontario trois mois plus tard, une fois que son solde d’unités LETS est revenu à zéro. Après quelques autres étapes en Amérique, il passe en Europe, toujours hébergé et nourri contre services rendus. Il se rend en Angleterre, au Pays de Galles, en Ecosse, en Norvège et en Suède, puis en Espagne. Il voyage dans une douzaine de pays où il observe les différentes façons de gérer les LETS. Il y repère les bonnes idées et les bonnes pratiques. En Afrique du Sud où le LETS est encore un concept inconnu, il donne des conférences  pour expliquer le principe des LETS et aide à la création de plusieurs LETS. Fort de ses diverses expériences, il met au point une liste de principes à appliquer pour faciliter la mise en place et le fonctionnement ultérieur d’un LETS qu’il publie dans ce livre à son retour.
 

Les règles d’or du LETS
« Ce que nous construisons bien, nous aide à nous construire. »
L’image de votre LETS : le site web et les documents doivent être simples et clairs, faire une bonne première impression et donner envie d’en savoir plus. James Taris donne une liste des documents dont il faut soigner la présentation. 1) feuille d’inscription qui comprend d’un côté la liste des offres du nouvel inscrit et au verso le règlement intérieur  à signer par l’adhérent - 2) Carte d’adhérent avec mode d’emploi, coordonnées des contacts et date d’expiration - 3) Carnet d’échange à 3 volets, un pour l’offreur, un pour le receveur et un pour l’administration du LETS (ou site CommunityForge*)- 4) dépliant LETS avec coordonnées des contacts pour distribuer aux personnes potentiellement intéressées -  5) Bulletin mensuel  - 6) Liste des adhérents  - 7) Catalogue des ressources
Toutes les transactions du LETS doivent être transparentes, contribuant ainsi  à la bonne image du groupe.

La monnaie d’échange(ou points LETS)
La monnaie d’échange est virtuelle et peut avoir des noms très variés. Les adhérents gagnent ou dépensent des unités LETS au cours de leurs échanges, l’idéal  étant  d’approcher l’équilibre autour de zéro, ce qui signifie qu’on a donné autant qu’on a reçu. En Australie, une heure de temps passée est rémunérée 10 unités LETS.
Le recrutement  
La perte d’adhérents se produit régulièrement pour des raisons diverses : déménagement, plus assez de temps disponible et même décès. Il y a aussi ceux qui ne font jamais aucun échange et ne renouvellent pas leur cotisation et s’éliminent d’eux-mêmes (habituellement environ 30% des adhérents). Le recrutement est donc indispensable pour assurer la survie et la croissance du groupe. Il y a différentes méthodes qui marchent plus ou moins bien.
•    Une affiche en ville ou une petite annonce dans le journal local sont des procédés qui ne marchent pas du tout.  Par contre un article annonçant un évènement ou une animation du LETS ouverts au public marche beaucoup mieux (avec un numéro de téléphone ou adresse mail pour un contact).
•    Les fêtes de rue (en France, ce serait l’équivalent des forums des associations*) où deux adhérents font une permanence (rémunérée en points LETS) sur un stand, parlent du LETS aux passants et donnent des dépliants avec quelques informations aux personnes qui semblent intéressées, peuvent amener quelques personnes.
•    Une présentation du LETS à un groupe ciblé de personnes déjà sensibilisées au partage et à la solidarité (par exemple en donnant la réponse à 15 des questions les plus fréquemment posées par les gens extérieurs au LETS) peut également retenir l’attention de futurs adhérents.
•    Les meilleures façons de recruter sont toutefois le bouche-à-oreille et le parrainage. La meilleure façon de convaincre les gens que le LETS est formidable est de les aider à faire leur premier échange aussitôt que possible, en les mettant en rapport avec des adhérents qui peuvent satisfaire leurs demandes ou en leur suggérant d’aider telle ou telle personne qui a besoin de leur compétence.
Offres
 James Taris recommande que chaque adhérent propose au moins 6 offres de service qui seront notées sur le catalogue des ressources du LETS. Au départ, les nouveaux adhérents disent toujours qu’ils n’ont pas grand chose à offrir. Il faut donc leur prouver le contraire en les aidant à remplir leur fiche d’inscription grâce à une liste type et en les questionnant  sur leurs talents. (Que fais-tu pendant ton temps libre ? Qu’aimerais-tu faire si tu avais plus de temps libre ? Quelles sont les tâches qui te paraissent faciles ? Que détestes-tu faire ? Quelle est ta profession ? etc.) Plus la liste des offres est longue, mieux c’est. Cela donne des idées non seulement aux offreurs mais aussi aux demandeurs. A Londres, James Taris découvre les mentions  « Open » ou « Try me » qui indiquent que ces personnes ne sont fermées à aucune demande et sont prêts à offrir des services auxquels elles n’avaient pas pensé.
Encourager les échanges

 Il faut encourager les échanges pour rendre le groupe plus fort et plus efficace, pour que les adhérents prennent confiance en leurs possibilités, parlent du LETS avec enthousiasme autour d’eux et ainsi permettent au groupe de s’agrandir par co-optation  de personnes motivées.
Comment encourager les échanges ?
•    Permettre les soldes négatifs, jusqu’à une limite fixée d’avance (mais si quelqu’un veut quitter le groupe, son solde doit avoisiner zéro).
•    Mettre une limite supérieure pour inciter les gens à dépenser leurs unités LETS.
•    Les transactions doivent être en unités LETS. Pas d’argent (sauf pour acheter des fournitures ou rembourser des frais). Pas de dons, sauf exceptionnellement. Sinon les demandeurs n’osent plus demander de services et le LETS risque de se transformer en cercle d’amis fermé aux nouveaux arrivants.
•     Donner envie aux adhérents de participer en rendant les réunions mensuelles conviviales.
•    Encourager les adhérents à amener un invité.
•    Organiser des animations.
Les animations  
•    Rassemblements avec brève réunion d’information suivi d’un repas partagé.
•    Trocante à thème, réservée aux adhérents (exemples de thèmes : produits du jardin ou faits maison ; bric-à-brac ; marché de noël ; marché d’après noël pour les cadeaux dont on ne veut pas ; plantes ; livres et magazines,  etc.)
•    Trocante en ligne, réservée aux adhérents, avec photos des objets proposés (genre le Bon Coin à usage interne*) via un évènement Facebook ou une page Facebook.
•    Vente aux enchères en points LETS d’objets usagés.  Ceci constitue une très bonne animation d’un groupe jusqu’à 50 personnes. Sélectionner un commissaire priseur qui a une voix qui porte ou lui confier un micro. Si on ne veut pas que les enchères montent trop haut, chaque personne intéressée inscrit son prix sur un papier ou une ardoise. Le prix le plus élevé remporte la mise. Tirage au sort des ex aequo éventuels.
•    Participation à un vide-grenier avec possibilité pour les adhérents de payer en unités LETS et les non-adhérents en euros. C’est aussi un bon biais de recrutement.
•    Organiser un « vide-garage » chez quelqu’un qui prête son garage ou sa cour. (Nombre de stands limité)
On peut aussi constituer des « Escouades de choc » pour une tâche spécifique, soit pour le LETS lui-même soit pour un adhérent. Il est indispensable de nommer un coordinateur qui va rassembler des volontaires (jusqu’à 8), recenser les outils et le matériel nécessaires, acheter les produits ou fournitures nécessaires, convoquer les participants , organiser le travail et répartir les tâches. Ce groupe va réaliser en quelques heures ou une journée un projet tel que : défrichage, débroussaillage, arrachage de haie, organisation de fête ( repas, service à table, vaisselle, rangement) nettoyage de cave ou de garage, rénovation, peinture, déménagement etc. Chaque personne, y compris le coordinateur,  gagne des unités LETS selon le temps passé.
Les tâches administratives
Il y a de nombreux rôles à remplir pour que le groupe et les échanges marchent bien. Une bonne répartition des tâches entre le plus grand nombre possible de personnes allège les charges de travail, permet les interactions et le sentiment d’appartenance au groupe. James Taris préconise de récompenser les tâches administratives par des unités LETS, une façon de remercier les gens pour leur dévouement au groupe. Le LETS peut avoir un compte dont le crédit sera prélevé une fois par an sur le compte de chaque adhérent en unités LETS qui seront  redistribuées aux administrateurs et à leurs aides. Le LETS dont fait partie James en Australie est installé dans un local permanent où se tiennent les réunions et où se relaient les volontaires pour les tâches administratives.
Les 10 rôles du comité
Un fonctionnement « horizontal », c’est-à-dire sans hiérarchie est préférable. Si chaque personne est responsable de son rôle et peut prendre des décisions urgentes sans discussion préalable avec le reste du comité, les membres du comité prennent leur rôle plus à cœur et sont plus enthousiastes. Voici les dix rôles du comité selon James Taris (une personne peut prendre plusieurs rôles ou un rôle peut être rempli par plusieurs personnes selon la taille du LETS).
1-Coordinateur du LETS pour coordonner le travail des autres membres. (Et uniquement ça sous peine d’user la personne!)    2 - Secrétaire de séance pour les réunions du comité (avec comptes-rendus communiqués uniquement au comité)    3 – Trésorier des euros (cotisations, compte en banque, assurance, paiements divers)
4 – Trésorier des points LETS
Comptabiliser les entrées et les sorties sur chaque compte d’adhérent et celui du LETS. Faire des statistiques sur les échanges.    5 – Coordinateur des adhésions et des adhérents (aide aux nouveaux, aux gens en trop grand débit ou crédit, rappels des cotisations ou du règlement)    6 - Rédacteur du bulletin
A envoyer ou poster sur le site à tous, une semaine avant l’évènement du mois.
7 – Coordinateur des animations (organiser, inviter, accueillir)    8 – Responsable des relations extérieures (municipalités,  contact téléphonique)    9 – Webmaster
Organiser le site web
10 – Médiateur en cas de désaccord        

Le dernier chapitre, qui n’est pas résumé ici, concerne la création d’un LETS. James Taris donne des conseils sur comment créer un LETS en 6 points.
•    Note de la traductrice

 

Langue Français

COOPERATIVE D’ANCIENS DETENUS A WASHINGTON DC

5-fév-2018

Traduit d’après un article de  Cat Johnson du 31 janvier 2017,

publié par https://www.shareable.net/blog/this-co-op-gives-formerly-incarcerated-people-jobs-and-community

Après 14 ans d’incarcération, dont sept passés à l’isolement, Juan Reid, incapable de trouver un travail stable, s’est retrouvé à dormir dans une camionnette et à se débattre contre les fins de mois difficiles, la tentation de la drogue et les traumatismes de l’enfance. Comme Reid le dit lui-même, il ”était sur la mauvaise pente. ”
“je n’étais pas loin de retourner en prison” dit Reid “Pas de loyer à payer, trois repas par jour apportés dans ma cellule, comme le room-service à l’hôtel. Cette vie était finalement plus facile pour moi. ”

C’est quand il a rencontré Allison Basile, qui cherchait à créer Coop DC , un réseau de coopératives à Washington D.C. que sa vie a changé. Basile a initié à Reid au concept des coopératives de travailleurs. Ensemble, ils ont créé Tightshift Laboring Cooperative , une coopérative de services de nettoyage et d’aménagements paysagers appartenant aux travailleurs.
 
Tightshift donne du travail à des anciens détenus et à des individus à risque. Grâce à cette structure, Reid et Basile ont pour objectif de promouvoir le mouvement local coopératif ouvrier afin d’aider les gens à changer de vie. La coop est composée d’une équipe de neuf coopérateurs qui gagnent un minimum de $13.50 de l’heure. Après la période d’apprentissage, le salaire passe à $17 minimum de l’heure. A la fin de l’année fiscale, les profits sont partagés entre tous, au prorata des heures travaillées. Le groupe prend les décisions collectivement, chaque coopérateur détenant une voix.

"Quand tu dis à quelqu’un que sa voix compte, ça veut dire beaucoup” , dit Juan Reid.

 Dans le passé, Reid sillonnait les rues pour dealer de la drogue. Il les fréquente maintenant pour inviter les gens à rejoindre le mouvement coopératif. Il parle avec enthousiasme du potentiel des coopératives à transformer la vie dans les communautés en apportant des ressources financières. Tightshift donne également aux gens des droits et une communauté qui les soutient – ce que beaucoup, y compris Reid,  n’ont pas eu en grandissant.
 
"Quand tu dis à quelqu’un que sa voix compte, ça veut dire beaucoup”, dit Juan Reid. "Je n’avais personne pour me dire que j’y arriverais et qui le pensait vraiment. "

Quand on l’interroge sur ce qui est au coeur de la coop, Reid répond, “ En finir avec l’esclavage – et ceci avec un groupe de marginaux privés de leurs droits fondamentaux. Très honnêtement, si après avoir payé votre loyer et l’électricité, vous êtes complètement à sec, c’est que vous avez une paye d’esclave. Si vous n’avez vraiment rien, si vous n’arrivez pas à joindre les deux bouts entre les feuilles de paye, vous êtes un esclave qui enrichit la personne pour qui vous bossez."
 
C’est une voie différente qu’a choisi Reid avec Tightshift, en témoignant "de l’amour et de la loyauté” aux coopérateurs. Tightshift cherche aussi à tendre la main aux jeunes pour leur montrer qu’ils ont des possibilités.

Les partenaires de Tightshift ont un poids égal dans les décisions. Une personne, une voix.
 
 
Un des plus gros défis qui se présente actuellement pour Tightshift, c’est "d’arriver à faire quitter le mode survie aux gars. " Il dit qu’il doit retenir l’attention de coopérateurs potentiels assez longtemps pour qu’ils voient les résultats de la coop. Il donne parfois de l’argent à quelqu’un qui ne peut pas payer ses factures pour obtenir qu’il assiste à une réunion.

" Je ramasse des gamins dans la rue,” dit Reid. Il n’y a pas d’entretien en costard cravate ni de  piston pour les placer. Je vais trouver le gars au coin de la rue et je lui dis, ‘Tu veux changer ta vie? Viens, j’ai ce qu’il te faut. '"

Par Tightshift et le mouvement des coopératives, Reid a l’espoir d’inspirer et de rendre aux gens leur dignité et ceux-ci pourront alors en éduquer d’autres au mouvement des coopératives de travailleurs.
 
"Quand ils changent de vie, ils deviennent des meneurs," dit il. "Il faut construire un mouvement pour les meneurs. Nous allons donc transformer le look du mouvement – créé principalement par des personnes qui retournent à la vie citoyenne - et mettre en valeur sa prospérité et ses aspects positifs. "

Photos fournies par Tightshift

 

Langue Français

Modifier Narrative Résumé du livre de James Taris

4-fév-2018

Résumé en français, avec l’accord de l’auteur, des points les plus intéressants du livre de James Taris, « The LETSaholic Twist » (qu’on pourrait traduire par « Embobiné par le LETS »ou  « Comment on devient accro au LETS »). Un LETS (Local Exchange Trading System) est l’équivalent d’un SEL dans les pays anglophones.

L’origine de l’addiction
James Taris, photographe professionnel depuis 18 ans à Melbourne, Australie, doit fermer définitivement son studio  en 1993 et se trouve ainsi désargenté et sans travail. Ayant vaguement entendu parler d’un truc qui permettrait d’acheter sans argent, il se rend donc à la permanence d’un LETS (Local Exchange Trading System), à 20 minutes en voiture de chez lui. Il paie sa cotisation, remplit une fiche d’inscription et inscrit, à la rubrique OFFRES : photographie, puisque c’est ce qu’il sait faire avec une qualité professionnelle dont il est très fier. Et il attend les demandes… qui ne viennent pas. Onze mois plus tard, alors qu’il est sur le point d’abandonner, il finit par aller à une réunion du LETS pour dire tout le mal qu’il pense de ce truc d’échange qui ne marche pas. Il est surpris par l’accueil amical, et on lui propose immédiatement de bénéficier d’un premier échange. Il se rend compte qu’il avait fait l’erreur d’attendre au lieu de proposer et celle de considérer les unités LETS comme une sorte de dollars au lieu de les voir comme des « faveurs »  qui rendent la vie plus facile et plus conviviale.  C’est après ce premier échange, un massage qu’il paie « à crédit » en points LETS qu’il n’a pas encore gagnés, qu’il est conquis et qu’il devient peu à peu  « accro »…
Il découvre alors  un LETS tout près de chez lui qui végète avec 15 adhérents. Il propose d’écrire un bulletin mensuel et de faire la promotion du groupe. Il n’a aucune expérience dans ces domaines mais il a du temps et le désir de réussir. Il apprend donc vite, aidé par quelques adhérents. Grâce à ses efforts, double récompense : le LETS prospère et ses nouvelles compétences de publication assistée par ordinateur ainsi que sa connaissance d’internet au tout début  permettent à James de se recycler et de  retrouver une nouvelle activité professionnelle d’éditeur dès 1995, puis de webmaster à partir de l’an 2000.
Le tour du monde des LETS
Dix ans plus tard, muni d’un billet d’avion « open » et sans un sou en poche, James décide de faire le tour du monde des LETS. Il commence par le Canada, où sont nés les premiers réseaux locaux d’échange. Sa première étape est à Kitchener dans l’Ontario. Contre le gite et le couvert chez un nommé Kit, il rend divers services et visite le pays. Il quitte l’Ontario trois mois plus tard, une fois que son solde d’unités LETS est revenu à zéro. Après quelques autres étapes en Amérique, il passe en Europe, toujours hébergé et nourri contre services rendus. Il se rend en Angleterre, au Pays de Galles, en Ecosse, en Norvège et en Suède, puis en Espagne. Il voyage dans une douzaine de pays où il observe les différentes façons de gérer les LETS. Il y repère les bonnes idées et les bonnes pratiques. En Afrique du Sud où le LETS est encore un concept inconnu, il donne des conférences  pour expliquer le principe des LETS et aide à la création de plusieurs LETS. Fort de ses diverses expériences, il met au point une liste de principes à appliquer pour faciliter la mise en place et le fonctionnement ultérieur d’un LETS qu’il publie dans ce livre à son retour.
 

Les règles d’or du LETS
« Ce que nous construisons bien, nous aide à nous construire. »
L’image de votre LETS : le site web et les documents doivent être simples et clairs, faire une bonne première impression et donner envie d’en savoir plus. James Taris donne une liste des documents dont il faut soigner la présentation. 1) feuille d’inscription qui comprend d’un côté la liste des offres du nouvel inscrit et au verso le règlement intérieur  à signer par l’adhérent - 2) Carte d’adhérent avec mode d’emploi, coordonnées des contacts et date d’expiration - 3) Carnet d’échange à 3 volets, un pour l’offreur, un pour le receveur et un pour l’administration du LETS (ou site CommunityForge*)- 4) dépliant LETS avec coordonnées des contacts pour distribuer aux personnes potentiellement intéressées -  5) Bulletin mensuel  - 6) Liste des adhérents  - 7) Catalogue des ressources
Toutes les transactions du LETS doivent être transparentes, contribuant ainsi  à la bonne image du groupe.

La monnaie d’échange(ou points LETS)
La monnaie d’échange est virtuelle et peut avoir des noms très variés. Les adhérents gagnent ou dépensent des unités LETS au cours de leurs échanges, l’idéal  étant  d’approcher l’équilibre autour de zéro, ce qui signifie qu’on a donné autant qu’on a reçu. En Australie, une heure de temps passée est rémunérée 10 unités LETS.
Le recrutement  
La perte d’adhérents se produit régulièrement pour des raisons diverses : déménagement, plus assez de temps disponible et même décès. Il y a aussi ceux qui ne font jamais aucun échange et ne renouvellent pas leur cotisation et s’éliminent d’eux-mêmes (habituellement environ 30% des adhérents). Le recrutement est donc indispensable pour assurer la survie et la croissance du groupe. Il y a différentes méthodes qui marchent plus ou moins bien.
•    Une affiche en ville ou une petite annonce dans le journal local sont des procédés qui ne marchent pas du tout.  Par contre un article annonçant un évènement ou une animation du LETS ouverts au public marche beaucoup mieux (avec un numéro de téléphone ou adresse mail pour un contact).
•    Les fêtes de rue (en France, ce serait l’équivalent des forums des associations*) où deux adhérents font une permanence (rémunérée en points LETS) sur un stand, parlent du LETS aux passants et donnent des dépliants avec quelques informations aux personnes qui semblent intéressées, peuvent amener quelques personnes.
•    Une présentation du LETS à un groupe ciblé de personnes déjà sensibilisées au partage et à la solidarité (par exemple en donnant la réponse à 15 des questions les plus fréquemment posées par les gens extérieurs au LETS) peut également retenir l’attention de futurs adhérents.
•    Les meilleures façons de recruter sont toutefois le bouche-à-oreille et le parrainage. La meilleure façon de convaincre les gens que le LETS est formidable est de les aider à faire leur premier échange aussitôt que possible, en les mettant en rapport avec des adhérents qui peuvent satisfaire leurs demandes ou en leur suggérant d’aider telle ou telle personne qui a besoin de leur compétence.
Offres
 James Taris recommande que chaque adhérent propose au moins 6 offres de service qui seront notées sur le catalogue des ressources du LETS. Au départ, les nouveaux adhérents disent toujours qu’ils n’ont pas grand chose à offrir. Il faut donc leur prouver le contraire en les aidant à remplir leur fiche d’inscription grâce à une liste type et en les questionnant  sur leurs talents. (Que fais-tu pendant ton temps libre ? Qu’aimerais-tu faire si tu avais plus de temps libre ? Quelles sont les tâches qui te paraissent faciles ? Que détestes-tu faire ? Quelle est ta profession ? etc.) Plus la liste des offres est longue, mieux c’est. Cela donne des idées non seulement aux offreurs mais aussi aux demandeurs. A Londres, James Taris découvre les mentions  « Open » ou « Try me » qui indiquent que ces personnes ne sont fermées à aucune demande et sont prêts à offrir des services auxquels elles n’avaient pas pensé.
Encourager les échanges

 Il faut encourager les échanges pour rendre le groupe plus fort et plus efficace, pour que les adhérents prennent confiance en leurs possibilités, parlent du LETS avec enthousiasme autour d’eux et ainsi permettent au groupe de s’agrandir par co-optation  de personnes motivées.
Comment encourager les échanges ?
•    Permettre les soldes négatifs, jusqu’à une limite fixée d’avance (mais si quelqu’un veut quitter le groupe, son solde doit avoisiner zéro).
•    Mettre une limite supérieure pour inciter les gens à dépenser leurs unités LETS.
•    Les transactions doivent être en unités LETS. Pas d’argent (sauf pour acheter des fournitures ou rembourser des frais). Pas de dons, sauf exceptionnellement. Sinon les demandeurs n’osent plus demander de services et le LETS risque de se transformer en cercle d’amis fermé aux nouveaux arrivants.
•     Donner envie aux adhérents de participer en rendant les réunions mensuelles conviviales.
•    Encourager les adhérents à amener un invité.
•    Organiser des animations.
Les animations  
•    Rassemblements avec brève réunion d’information suivi d’un repas partagé.
•    Trocante à thème, réservée aux adhérents (exemples de thèmes : produits du jardin ou faits maison ; bric-à-brac ; marché de noël ; marché d’après noël pour les cadeaux dont on ne veut pas ; plantes ; livres et magazines,  etc.)
•    Trocante en ligne, réservée aux adhérents, avec photos des objets proposés (genre le Bon Coin à usage interne*) via un évènement Facebook ou une page Facebook.
•    Vente aux enchères en points LETS d’objets usagés.  Ceci constitue une très bonne animation d’un groupe jusqu’à 50 personnes. Sélectionner un commissaire priseur qui a une voix qui porte ou lui confier un micro. Si on ne veut pas que les enchères montent trop haut, chaque personne intéressée inscrit son prix sur un papier ou une ardoise. Le prix le plus élevé remporte la mise. Tirage au sort des ex aequo éventuels.
•    Participation à un vide-grenier avec possibilité pour les adhérents de payer en unités LETS et les non-adhérents en euros. C’est aussi un bon biais de recrutement.
•    Organiser un « vide-garage » chez quelqu’un qui prête son garage ou sa cour. (Nombre de stands limité)
On peut aussi constituer des « Escouades de choc » pour une tâche spécifique, soit pour le LETS lui-même soit pour un adhérent. Il est indispensable de nommer un coordinateur qui va rassembler des volontaires (jusqu’à 8), recenser les outils et le matériel nécessaires, acheter les produits ou fournitures nécessaires, convoquer les participants , organiser le travail et répartir les tâches. Ce groupe va réaliser en quelques heures ou une journée un projet tel que : défrichage, débroussaillage, arrachage de haie, organisation de fête ( repas, service à table, vaisselle, rangement) nettoyage de cave ou de garage, rénovation, peinture, déménagement etc. Chaque personne, y compris le coordinateur,  gagne des unités LETS selon le temps passé.
Les tâches administratives
Il y a de nombreux rôles à remplir pour que le groupe et les échanges marchent bien. Une bonne répartition des tâches entre le plus grand nombre possible de personnes allège les charges de travail, permet les interactions et le sentiment d’appartenance au groupe. James Taris préconise de récompenser les tâches administratives par des unités LETS, une façon de remercier les gens pour leur dévouement au groupe. Le LETS peut avoir un compte dont le crédit sera prélevé une fois par an sur le compte de chaque adhérent en unités LETS qui seront  redistribuées aux administrateurs et à leurs aides. Le LETS dont fait partie James en Australie est installé dans un local permanent où se tiennent les réunions et où se relaient les volontaires pour les tâches administratives.
Les 10 rôles du comité
Un fonctionnement « horizontal », c’est-à-dire sans hiérarchie est préférable. Si chaque personne est responsable de son rôle et peut prendre des décisions urgentes sans discussion préalable avec le reste du comité, les membres du comité prennent leur rôle plus à cœur et sont plus enthousiastes. Voici les dix rôles du comité selon James Taris (une personne peut prendre plusieurs rôles ou un rôle peut être rempli par plusieurs personnes selon la taille du LETS).
1-Coordinateur du LETS pour coordonner le travail des autres membres. (Et uniquement ça sous peine d’user la personne!)    2 - Secrétaire de séance pour les réunions du comité (avec comptes-rendus communiqués uniquement au comité)    3 – Trésorier des euros (cotisations, compte en banque, assurance, paiements divers)
4 – Trésorier des points LETS
Comptabiliser les entrées et les sorties sur chaque compte d’adhérent et celui du LETS. Faire des statistiques sur les échanges.    5 – Coordinateur des adhésions et des adhérents (aide aux nouveaux, aux gens en trop grand débit ou crédit, rappels des cotisations ou du règlement)    6 - Rédacteur du bulletin
A envoyer ou poster sur le site à tous, une semaine avant l’évènement du mois.
7 – Coordinateur des animations (organiser, inviter, accueillir)    8 – Responsable des relations extérieures (municipalités,  contact téléphonique)    9 – Webmaster
Organiser le site web
10 – Médiateur en cas de désaccord        

Le dernier chapitre, qui n’est pas résumé ici, concerne la création d’un LETS. James Taris donne des conseils sur comment créer un LETS en 6 points.
 

 

Langue Français

Modifier Narrative COOPERATIVE D’ANCIENS DETENUS A WASHINGTON DC

4-fév-2018

Traduit d’après un article de  Cat Johnson du 31 janvier 2017,

publié par https://www.shareable.net/blog/this-co-op-gives-formerly-incarcerated-people-jobs-and-community

Après 14 ans d’incarcération, dont sept passés à l’isolement, Juan Reid, incapable de trouver un travail stable, s’est retrouvé à dormir dans une camionnette et à se débattre contre les fins de mois difficiles, la tentation de la drogue et les traumatismes de l’enfance. Comme Reid le dit lui-même, il ”était sur la mauvaise pente. ”
“je n’étais pas loin de retourner en prison” dit Reid “Pas de loyer à payer, trois repas par jour apportés dans ma cellule, comme le room-service à l’hôtel. Cette vie était finalement plus facile pour moi. ”

C’est quand il a rencontré Allison Basile, qui cherchait à créer Coop DC , un réseau de coopératives à Washington D.C. que sa vie a changé. Basile a initié à Reid au concept des coopératives de travailleurs. Ensemble, ils ont créé Tightshift Laboring Cooperative , une coopérative de services de nettoyage et d’aménagements paysagers appartenant aux travailleurs.
 
Tightshift donne du travail à des anciens détenus et à des individus à risque. Grâce à cette structure, Reid et Basile ont pour objectif de promouvoir le mouvement local coopératif ouvrier afin d’aider les gens à changer de vie. La coop est composée d’une équipe de neuf coopérateurs qui gagnent un minimum de $13.50 de l’heure. Après la période d’apprentissage, le salaire passe à $17 minimum de l’heure. A la fin de l’année fiscale, les profits sont partagés entre tous, au prorata des heures travaillées. Le groupe prend les décisions collectivement, chaque coopérateur détenant une voix.

"Quand tu dis à quelqu’un que sa voix compte, ça veut dire beaucoup” , dit Juan Reid.

 Dans le passé, Reid sillonnait les rues pour dealer de la drogue. Il les fréquente maintenant pour inviter les gens à rejoindre le mouvement coopératif. Il parle avec enthousiasme du potentiel des coopératives à transformer la vie dans les communautés en apportant des ressources financières. Tightshift donne également aux gens des droits et une communauté qui les soutient – ce que beaucoup, y compris Reid,  n’ont pas eu en grandissant.
 
"Quand tu dis à quelqu’un que sa voix compte, ça veut dire beaucoup”, dit Juan Reid. "Je n’avais personne pour me dire que j’y arriverais et qui le pensait vraiment. "

Quand on l’interroge sur ce qui est au coeur de la coop, Reid répond, “ En finir avec l’esclavage – et ceci avec un groupe de marginaux privés de leurs droits fondamentaux. Très honnêtement, si après avoir payé votre loyer et l’électricité, vous êtes complètement à sec, c’est que vous avez une paye d’esclave. Si vous n’avez vraiment rien, si vous n’arrivez pas à joindre les deux bouts entre les feuilles de paye, vous êtes un esclave qui enrichit la personne pour qui vous bossez."
 
C’est une voie différente qu’a choisi Reid avec Tightshift, en témoignant "de l’amour et de la loyauté” aux coopérateurs. Tightshift cherche aussi à tendre la main aux jeunes pour leur montrer qu’ils ont des possibilités.

Les partenaires de Tightshift ont un poids égal dans les décisions. Une personne, une voix.
 
 
Un des plus gros défis qui se présente actuellement pour Tightshift, c’est "d’arriver à faire quitter le mode survie aux gars. " Il dit qu’il doit retenir l’attention de coopérateurs potentiels assez longtemps pour qu’ils voient les résultats de la coop. Il donne parfois de l’argent à quelqu’un qui ne peut pas payer ses factures pour obtenir qu’il assiste à une réunion.

" Je ramasse des gamins dans la rue,” dit Reid. Il n’y a pas d’entretien en costard cravate ni de  piston pour les placer. Je vais trouver le gars au coin de la rue et je lui dis, ‘Tu veux changer ta vie? Viens, j’ai ce qu’il te faut. '"

Par Tightshift et le mouvement des coopératives, Reid a l’espoir d’inspirer et de rendre aux gens leur dignité et ceux-ci pourront alors en éduquer d’autres au mouvement des coopératives de travailleurs.
 
"Quand ils changent de vie, ils deviennent des meneurs," dit il. "Il faut construire un mouvement pour les meneurs. Nous allons donc transformer le look du mouvement – créé principalement par des personnes qui retournent à la vie citoyenne - et mettre en valeur sa prospérité et ses aspects positifs. "

Photos fournies par Tightshift

 

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