Mouvements autour des SEL

Mis à jour : il y a 1 heure 23 min

faisons nos courses

28-mar-2020

Pendant cette période de confinement, certaines personnes travaillent encore ou sont trop fragiles.
D’autres sont en situation de handicap, seul(e) avec des enfants, ou toute autre situation compliquée.
Ces personnes ne peuvent pas faire leurs courses facilement.
Aidons les à faire leurs courses et luttons ensemble contre le Covid-19

site internet de faisons nos courses

Langue Français

je suis ton voisin

27-mar-2020

C’est quoi « je suis ton voisin » ?

Je suis ton voisin c’est avant tout le retour à l’entraide sous toutes ses formes et ce, au plus proche de chez nous : avec nos voisins.

Afin de réunir de manière locale, simple, conviviale et pragmatique toutes personnes désireuses de rendre la vie plus humaine, éthique et respectueuse de notre milieu de vie, nous invitons les membres à se réunir en de petites bulles d’entraide faciles d’accès, très flexibles et en totale autonomie.

page Facebook

groupe Facebook

Langue Français

entraide covid-19

23-mar-2020

un site internet certes pas parfait mais assez bien renseigné référence nombre d'initiatives locales:

https://covid-entraide.fr/

Langue Français

prendre des nouvelles... proposé par SEL2mers

23-mar-2020

JEU” vous propose un JEU sur nos plateformes SEL CommunityForge....Jeu proposé A SEL2Mers ça donne ça...
1- je me connecte à sel2mers.communityforge.net
2 - je tape mon mail à droite et mon mot de passe en dessous (........)pour ceux qui l ont pas changé c est....
3 - je clique sur “Membres” en haut dans les onglets “Actualites, Bulletins, Membres,...”
4 - je clique sur “Nom” apres “N。, Prenom,...”
5 - je cherche mon nom de famille en descendant avec “l ascenceur” à droite toute.
Si je trouve pas je vais sur page suivante en cliquant sur..“suivant” tout en bas dans des petits rectangles
6 - Qd j ai trouvé mon nom, je regarde l adherent en dessous de mon nom et......JE L APPELLE POUR PRENDRE DE SES NOUVELLES !!!
AMUSEZ VOUS BIEN et PRENEZ SOIN LES UNS DES AUTRES

Langue Français

groupe de discussion et d'entraide via Whatapp

23-mar-2020

les SEL de Sète-Thau et de la Chapelle sur Erdre ont créé des groupes de discussion via l'application téléphone Whatsapp * (trés intuitive et facile d'utilisation même pour les plus âgés)

Le SEL de Vasq a mis en route une réunion virtuelle hebdomadaire via une ligne de conférence téléphonique: différents fournisseurs vous propose ce service pour une somme très modique voir gratuitement.

outre les besoins des uns ou des autres, ces groupes de discussion permettent à tous d'échanger quelques bon plans et informations essentielles à nos vies boulversées comme les passages des poubelles, les livraisons possibles à domicile ,... mais aussi de prendre des nouvelles des uns et des autres

*Whatsapp   

Langue Français

Groupes de partage en Malaysie

14-mar-2020

 

Des jardins partagés à la collecte d’invendus, quelques exemples de groupes de partage en Malaysie

par Shamil Norshidi (Kuala Lumpur, Malaysia)
Dans son livre “La Troisième Révolution Industrielle”, le sociologue Jeremy Rifkin signale que les nations en développement sont les mieux armées pour aller vers une économie collaborative de partage. « Mon impression est que les pays en développement peuvent passer plus vite à cette nouvelle ère économique en s’immergeant directement dans cette infrastructure à cinq piliers, parce que, dans de nombreux cas, ils manquent complètement d’infrastructures » a confié Rifkin à Forbes. Cela peut être partiellement vrai, mais les défis auxquels sont confrontés certains pays en développement peuvent être d’encore plus grande ampleur car les retours sur les investissements datant de dizaines d’années n’ont pas encore nécessairement porté pleinement leurs fruits. Cependant, ce que nous constatons maintenant, c’est que ce mouvement vers l’économie de partage – particulièrement celle qui est fondée sur le vrai partage de ressources – est en train de se construire d’une multitude de manières, depuis les associations dirigées par la population jusqu’aux entreprises sociales. En voici quelques exemples.

1. Kebun-Kebun Bangsar
Kebun-Kebun, mot malais signifiant jardins, est un jardin communautaire situé au cœur de la capitale Kuala Lumpur. Le jardin, d’une superficie de 3,5 hectares avait été laissé en friche à cause du cadre peu attrayant avec vue sur des pylones électriques. Mais le fondateur Ng Seksan a lutté pour obtenir le terrain, tenant bon pendant quatre ans de paperasses administratives avec les collectivités locales. Depuis sa création en 2017, il y a eu abondance de bénévoles pour Kebun-Kebun. Les structures en bois qui entourent le jardin ont été conçues par des étudiants en art de l’Université Taylor toute proche. Malgré les critiques des voisins qui craignaient tout d’abord que le jardin ne déstabilise la pente et ne provoque des coulées de boue, l’opinion s’est par la suite avérée favorable.  Pour Seksan, l’ensemble de la démarche allait bien plus loin que du jardinage collectif, c’était  la  création d’une expérience partagée où des Malaysiens victimes d’une ségrégation fondée sur la technologie et les murs en béton pourraient se rencontrer.

2.  Zéro Déchet Malaysia
Zéro Déchet Malaysie est autant un mouvement qui touche au mode de vie qu’une véritable institution. Selon sa fondatrice, Aurora Tin, le groupe vise à promouvoir l’idée d’un mode de vie qui ne génère pas de déchets. Sur internet comme ailleurs, le groupe organise des ateliers et des forums dont l’objectif est de promouvoir la vie sans déchets. Ses membres travaillent en étroite collaboration avec des écoles, des collectivités locales et des leaders d’opinion locaux. Le groupe a développé également la première carte zéro-déchet d’Asie, avec la liste de 400 entreprises et organisations fournissant des services ou des produits qui ne génèrent pas ou peu de déchets. Le projet a démarré quand Aurora s’est mise à expérimenter elle-même le zéro-déchet au début de 2016. Depuis lors, le développement du  groupe représente une puissante force bénéfique de 19 000 membres. « La croissance de ce groupe nous rappelle que les Malaysiens sont prêts à changer, que les gens cherchent de meilleures solutions pour réduire leur impact personnel sur l’environnement, » dit Aurora.

3. Eats, Shoots & Roots
Fondée in 2012, Eats , Shoots & Roots* est une entreprise sociale et solidaire dont le but est de rendre les gens capables de cultiver leurs propres fruits et légumes. Eats , Shoots & Roots  s’est spécialisée dans les jardins potagers, les programmes d’entretien de jardin et les produits verts pour les petites et grandes collectivités. Le cœur de cette initiative est la « permaculture », une agriculture qui n’utilise ni produits chimiques, ni pesticides ni fertilisants. Le sol utilisé est fait de matériaux organiques selon le principe que « la nature prend soin de la nature ». Le quartier général de Petaling Jaya en est une illustration, dans lequel chaque cm2 du jardin porte des plantes en pots et des légumes vivaces. Depuis 2012, Eats, Shoots & Roots est réputée pour ses ateliers et ses boites de graines de variétés différentes à emporter chez soi.

*Eats, Shoots & Roots est inspiré du titre d’un best-seller humoristique écrit par Lynne Truss en 2003  sur le mauvais usage de la ponctuation (Eats, Shoots & Leaves). Il ne devrait pas y avoir de virgule après Eats. (Note de la traductrice)

4. Le projet Nourriture Perdue

Le Projet Nourriture Perdue est la force cachée de la ville de Kuala Lumpur. Tous les mardis et jeudis, des bénévoles se déplacent jusque dans les complexes commerciaux de Kuala Lumpur pour collecter du pain, des fruits frais et des produits alimentaires invendus qui, sinon, seraient jetés, puis distribuent ces denrées nutritives aux personnes dans le besoin. Depuis sa création en 2016, ce projet a réussi à transmettre plus d’un million et demi de repas aux populations en difficulté, simplement en ayant établi des conventions entre les supermarchés et des organisations telles que l’orphelinat du Phare, la soupe populaire Kechara, l’organisation d’aide pour les femmes, l’institut de recherche sociale de Malaysie et l’alliance des réfugiés Chin. Les bénévoles du Projet Nourriture Perdue se sont vite rendu compte que la majorité des aliments jetés étaient des fruits et des légumes, source de nutriments au prix trop élevé pour les soupes populaires. Le programme s’est maintenant tellement développé que les responsables ont besoin d’un entrepôt pour stocker toute l nourriture avant les livraisons.

Source:
https://www.shareable.net/blog/from-community-gardens-to-coworking-spaces-here-are-7-sharing-groups-in-Malaysia

Vous avez d’autres suggestions d’expériences à partager avec notre réseau?  Nous vous proposons de nous les communiquer à l’adresse [email protected]  et nous les répercutons dans la mesure de nos possibilités.
 

Langue Français

Politique de la ville pour une économie collaborative des communs

14-mar-2020

Mouvement autour des SEL est une publication CommunityForge qui relate les initiatives du monde entier qui vont dans le même sens que les SEL, avec des valeurs d'entraide, de partage, d’'échange et d’équité.

Politique de la ville pour une économie collaborative des communs

De Mayo Fuster Morell, May 28th, 2019 – Traduit par Pascale Dey

L’économie collaborative des biens communs concerne leur consommation, leur production, le partage et l’échange par des groupes de personnes diverses, aidées par une plateforme digitale, dans des conditions qui accroissent leur autonomie et celle de la société en général. Ce concept est en complète contradiction avec  les entreprises cherchant à gagner de l’argent sans améliorer la vie des gens concernés, représentées par Uber et AirBnb. L’économie collaborative des biens communs résulte de la rencontre de quatre trajectoires de l’innovation socio-économique  et de la démocratisation: l’économie sociale et solidaire, y compris la tradition des coopératives, la connaissance partagée des biens communs,  la durabilité environnementale de l’économie circulaire, et la problématique des genres de l’économie féministe. Ses entreprises encouragent les modèles de fonctionnement équitables, durables, solidaires et  bien répartis. Sa gestion, ses modèles de gouvernance et sa philosophie placent les citoyens dans le rôle économique central de producteurs et de décideurs, s’assurant que la croissance économique est liée aux besoins de la société.

 L’administration municipale de Barcelone croit que l’économie collaborative du bien commun a des effets plus bénéfiques pour ses habitants que l’économie collaborative à but mercantile. C’est pourquoi elle l’encourage à ce titre. De plus, le conseil municipal considère que les principes de l’économie collaborative devraient être élaborés collectivement. C’est dans ce but qu’ils ont créé BarCola, un groupe de travail réunissant le conseil municipal et le secteur de l’économie collaborative du bien commun de la ville, représenté par vingt entreprises. C’est pour la même raison qu’ils ont encouragé l’organisation de Procomuns, forum d’élaboration en commun de stratégies.

Procomuns a développé et proposé plus de 120 recommandations de lignes de conduite pour Barcelone, y compris des mesures spécifiques liées au travail. Ces recommandations découlent de la recherche du groupe Dimmons à IN3 (l’université ouverte de Barcelone), de l’intéressant projet P2P et de la conférence Procomuns, co-organisée par le Conseil municipal de Barcelone en mars 2016. Le but de ces recommandations est de promouvoir des conditions de travail justes, respectueuses et sans exploitation des travailleurs, particulièrement dans les projets d’économie collaborative. Ceci inclut l’élimination de l’exploitation de la main d’œuvre, le harcèlement sexuel et les disparités entre les sexes. Ceci comprend également la protection des « producteurs citoyens responsables » en tant que nouveaux acteurs créant les biens communs économiques et sociaux. Sans oublier la lutte contre la corruption et les « chassés-croisés » dans le domaine de l’économie collaborative.

Ces recommandations stratégiques ont été adoptées par le conseil municipal de Barcelone. Un plan de mise en œuvre pour ces stratégies approuvées par les habitants a été élaboré et financé et la phase de réalisation a commencé. Par ailleurs, l’intérêt ne réside pas que dans les stratégies mais aussi dans le processus hautement collaboratif d’élaboration des politiques.

Source : https://www.shareable.net/procomuns-city-policies-for-the-commons-collaborative-economy/

Vous avez d’autres suggestions d’expériences à partager avec notre réseau?  Nous vous proposons de nous les communiquer à l’adresse [email protected]  et nous les répercutons dans la mesure de nos possibilités.
 

Langue Français

Une expérience locale de prise de contrôle populaire, début d'une transformation nationale?

28-jan-2020

Mouvement autour des SEL est une publication CommunityForge qui relate les initiatives du monde entier allant dans le même sens que les SEL, avec des valeurs d'entraide, d'échange et d'équité.

Cette expérience locale pourrait-elle être le début d’une transformation nationale?

Une traduction d'un article de George Monbiot

Un quartier Londonien a rassemblé des habitants pour travailler, créer des liens sociaux et rêver. Les résultats sont extraordinaires.

 

S’il y a de l’espoir, c’est là qu’il réside, dans le quartier le plus déshérité de Londres. Le quartier de Barking et Dagenham  a d’épouvantables taux de chômage, de sans-abris, de grossesses d’adolescentes, de violence familiale et de morts précoces. Jusqu’à 2010, c’était le fief principal du Parti National Britannique. Sa population se renouvelle à une vitesse stupéfiante : chaque année, environ 8% de ses habitants déménagent. Cependant depuis l’an dernier, ce quartier a commencé à se faire connaître pour une autre raison : celle de leader mondial de la prise de contrôle par les habitants.

Depuis la seconde guerre mondiale, les collectivités locales et les gouvernements nationaux ont cherché à changer la vie des gens de façon descendante, sans les consulter. Leurs efforts, pendant les trente premières années de cette période au moins, furent très efficaces avec la création de services publics, de logements sociaux et un dispositif de protection sociale qui a radicalement amélioré la vie des gens.

Pourtant ces mesures eurent la conséquence involontaire de réduire notre sens de la responsabilité, nos aptitudes sociales et d’entraide. Maintenant, en cette période d’austérité, les aides publiques ont été supprimées, laissant de nombreuses personnes dans la pire des situations : sans la résilience de la population ni la protection publique qui l’avait remplacée. Je crois que nous avons encore besoin d’un soutien important de l’état et de services publics bien financés. Ce n’est pourtant pas suffisant. Le meilleur antidote à la vague croissante de démagogues et réactionnaires est une politique d’appartenance fondée sur des populations locales fortes et confiantes.

Ceux qui étudient la vie des cités parlent de deux sortes de liens sociaux : affectifs et relationnels. Les liens affectifs sont ceux qui se créent à l’intérieur de groupes homogènes. Alors que ces liens peuvent rompre l’isolation sociale, ils peuvent aussi favoriser la méfiance et les préjugés, tout en limitant les possibilités de changement. Par contre, les réseaux relationnels rassemblent des gens de groupes différents. La recherche montre que ces réseaux peuvent réduire la délinquance et le chômage et, en donnant de l’importance aux avis de la population, améliorer la qualité de la gouvernance.

Il y a un programme pour transformer des parcelles de gazon ennuyeuses en jardins communautaires, en coins de jeux et en centres d'apprentissage en plein air.

Après avoir laminé le PNB, qui avait remporté 12 sièges sur 51 en 2006, les conseillers travaillistes de Barking et Dagenham ont vu que ça ne suffisait pas pour répondre aux besoins de la population et offrir des services divers. Ils voulaient passer du paternalisme à la participation. Mais comment ?

Au moment où le conseil d’arrondissement se mettait à chercher des idées, la Fondation pour la Ville Participative, dirigée par l’inspirante Tessy Britton, l’a contacté avec un projet de système entièrement différent, développé après neuf années de recherche sur la façon dont les réseaux relationnels se forment. Rien de similaire n’avait jamais été tenté par un quartier.  Le conseil se rendait compte qu’il prenait un risque mais il contribua à financer, à la hauteur de sept millions de livres,  une expérience de cinq ans appelée « Chacun, Chaque Jour ».

En cherchant des projets communautaires réussis de par le monde, la fondation a découvert un ensemble de principes communs. En général, ceux-ci demandent peu de temps ou d’engagement de la part des gens sur place et aucun coût financier. Ils sont proches des habitations, ouverts à tous et conçus pour attirer les talents plutôt que satisfaire des besoins particuliers. Ils mettent en place une infrastructure concrète et visible.  Et plutôt que d’insister sur la nouveauté – ce qui cause la perte de beaucoup de programmes bien intentionnés – ils encouragent des projets simples qui améliorent immédiatement le quotidien des gens. La fondation a compris qu’une grande part du budget devrait être consacrée à l’évaluation pour permettre au projet de s’adapter presque instantanément à l’enthousiasme des résidents.

Le lancement de « Chacun, Chaque Jour » a eu lieu en novembre 2017, avec l’ouverture de deux boutiques (les premières de cinq) dans les rues principales de Barking et Dagenham. On ne vend rien dans ces boutiques mais on y fait des rencontres, on y discute des idées et on y lance des projets. Des « espaces de fabrication » ont commencé à ouvrir dans le cadre de ce dispositif, équipés de découpeurs laser et autres outils, de machines à coudre et de cuisines fonctionnelles. Ce genre d’espace est habituellement occupé par des hommes de la classe moyenne mais, jusqu’à maintenant, 90% des participants sont des femmes. La raison de cette différence est simple : presque tout de suite, quelques résidentes ont tracé une ligne sur le sol, pour convertir une partie de l’espace en crèche officieuse, où des femmes se relayent pour garder les enfants. En créant une garderie à la portée de leur bourse, elles ont franchi l’un des plus gros obstacles aux nouveaux projets et entreprises.

J’ai visité la vieille imprimerie dans Thames Road à Barking qui est en train de se transformer en un nouvel atelier géant où les gens pourront mettre en place des entreprises collaboratives dans des domaines aussi divers que l’alimentation, l’habillement et l’énergie renouvelable (il sera inauguré lors d'un festival le 16 mars). L’expérience a déjà déclenché un nombre important de projets montés spontanément par les habitants.

On a des comités de bienvenue pour les nouveaux arrivants de chaque rue, des repas partagés, des ateliers-cuisine et des déjeuners ouverts à tous. Il y a un projet de transformation des parcelles de pelouse monotone en jardins collectifs, espaces de jeux et centres de formation en plein air. Il y a une école d’apiculture et une « école de poulailler » (pour enseigner le petit élevage en zone urbaine), des séances de couture et de tricot, des lieux de rencontre et de collaboration pour les travailleurs indépendants, des ateliers d’informatique et de codage, des contes pour enfants, des séances de chant et un café avec des jeux. Un entraineur local de football s’est mis à former les gens dans les rues. Il y a un studio de cinéma et également un festival du film de bricolage, des cours pour les poètes de la langue parlée et un plan pour fermer les rues à la circulation afin que les enfants puissent y jouer après l’école. Les gens de ces quartiers ont sauté sur les occasions que le nouveau système a créées.

"Oui, il y a une alternative. Ces gens ont montré comment reprendre le contrôle de leur vie." Aditya Chakrabortty

En parlant aux résidents impliqués dans ces projets, j'entendais toujours la même chose : "Je détestais cet endroit et je voulais déménager. Mais maintenant, je veux rester." Une femme de Barking m'a dit que "sortir et socialiser est très difficile quand on est au chômage", mais le magasin local a "énormément amélioré ma vie sociale". Maintenant, son grand-père et sa mère, qui étaient aussi isolés, intègrent le mouvement aussi. Une autre a expliqué qu'avant l'ouverture du magasin communautaire à Dagenham, tous ses amis se trouvaient dans d'autres arrondissements et qu'elle avait peur de la population locale, surtout des "jeunes en sweats à capuche". Aujourd'hui, elle a des amis locaux originaires du monde entier : "Je ne me sens plus intimidée par ces jeunes, parce que je les connais... C'est la meilleure année de ma vie d'adulte". Une autre, une femme noire qui avait vécu dans la peur de la résurgence du BNP, me l'a dit : "C'est enfin de l'espoir. De l'espoir pour ma génération. De l'espoir pour mes petits-enfants."

Il y a un long chemin à parcourir. Quatre mille personnes sur les 200 000 que compte l'arrondissement ont participé jusqu'à maintenant. Mais le taux de croissance suggère qu'il est susceptible d'être transformateur. Le conseil m'a dit que le programme avait le potentiel de réduire la demande de services sociaux à mesure que la santé mentale et physique des gens s'améliore. C'est en partie pour cette raison que d'autres arrondissements et d'autres villes s'intéressent à cette expérience remarquable.

Ce n'est peut-être pas la seule réponse à nos nombreux problèmes. Mais ça m'a l'air d'une lumière vive dans un monde qui s'assombrit.

 

Source: https://www.olivenetwork.org/Issue/could-this-local-experiment-be-the-st...

George Monbiot, éditorialiste au Guardian.

 

 Borough londonien de Barking et Dagenham

Vous avez d’autres experiences de “mouvements autour des SEL” à faire connaître? Partagez-les avec nous via l’adresse [email protected]

 

Langue Français

L'Umuganda du Rwanda

28-jan-2020

Mouvement autour des SEL est une publication CommunityForge qui relate les initiatives du monde entier qui vont dans le même sens que les SEL, avec des valeurs d'entraide, de partage, d’'échange et d’équité.

 

Rwanda, le pays aux mille collines, est le plus petit pays d’Afrique de l’Est et le deuxième plus petit pays d’Afrique. Le Rwanda, intéressant pays en développement, possède quantité d’attraits naturels, culturels, historiques et humains. Il est réputé être le pays le plus propre d’Afrique de l’Est, toujours vert, avec des rues propres sans bouteilles ni sacs en plastique, sans ordures ni déchets qui trainent comme souvent dans un pays en développement. La propreté du Rwanda ne se retrouve dans aucun autre pays d’Afrique de l’Est. Ce résultat, c’est grâce à l’ « Umuganda ».
L’Umuganda qui peut se traduire par “rassemblement avec le but commun de parvenir à un résultat ‘’ a été lancé juste après l’indépendance en 1962, dans des circonstances particulières. Il était considéré comme une contribution individuelle à l’édification de la nation. On l’appelait souvent umubyzi, c’est-à-dire « jour réservé par les amis et la famille pour s’entraider ». C’est devenu un programme officiel du gouvernement  en 1974, organisé de façon régulière une fois par semaine, sous la supervision du ministère du développement régional.
L’Umuganda, également qualifié de travail communautaire visant à contribuer au développement  général du pays, a été réintroduit dans la vie rwandaise en 1998 dans le cadre des efforts de reconstruction du pays après le génocide des Tutsi de 1994. Il a lieu aujourd’hui le dernier samedi de chaque mois  à partir de 8 heures et pendant au moins 3 heures.
Au début, l’Umuganda n’a pas été bien accueilli par les Rwandais qui le considéraient comme du travail forcé mais ses réalisations significatives dans le contrôle de l’érosion et l’amélioration de l’infrastructure – particulièrement la construction d’écoles primaires, de bureaux pour l’administration régionale et locale et des centres médicaux – ont amené la population à l’apprécier et à y participer bénévolement. Le génocide de 1994 a perturbé ce programme mais il a été réintroduit  en 1998 dans le cadre de l’effort de reconstruction du Rwanda et dans le but de développer un sentiment commun d’identité nationale.
A ce jour, les Rwandais de même que les étrangers sont invités à participer aux activités. Les Rwandais âgés de 18 à 65 ans sont obligés d’y participer alors que c’est facultatif pour les plus de 65 ans. Même les expatriés vivant au Rwanda et les touristes sont aussi encouragés à prendre leur part de travail bénévole. Contrairement aux autochtones, les visiteurs et les expatriés n’encourent aucune sanction s’ils ne participent pas au travail bénévole.
De plus, ces jours-là, les affaires ralentissent, le transport public est limité et on voit partout des gens travailler. Le jour de l’Umuganda, on peut s’étonner car les rues sont vides de 7h à 11h et on voit très peu de véhicules, d’automobilistes ou de piétons se déplacer. Le travail réalisé diffère d’une région à l’autre. Dans les villes, les gens participent en nettoyant les rues, coupent l’herbe et taillent la broussaille le long des routes ou réparent les équipements publics. Dans les villages, on voit des gens qui réparent les routes, construisent des maisons pour les personnes vulnérables ou nettoient des puits. Ceux qui ont des compétences particulières offrent leurs services gratuitement ce jour-là. Les médecins, par exemple, peuvent offrir des examens médicaux gratuits.
L’activité est contrôlée par des comités sélectionnés qui sont responsables de l’organisation, de la supervision, de l’évaluation et du suivi du travail accompli afin de motiver les gens et stimuler leur moral. Actuellement, 80% des Rwandais prennent part au travail communautaire mensuel et des projets réussis ont été lancés tels que la construction d’écoles, de centres médicaux, de centrales hydro-électriques ainsi que la réhabilitation de zones humides et la création de parcelles agricoles à haut rendement. La contribution de l’Umuganda au développement du pays depuis 2007 a été estimée à plus de 60 millions de dollars américains.
D’autre part, en plus d’assumer ce travail d’intérêt général, l’Umuganda sert aussi de forum pour les dirigeants à chaque niveau de gouvernance (depuis le village jusqu’au niveau national) pour aviser les citoyens des nouvelles et des communiqués importants. Les membres de la communauté peuvent également discuter de tout problème auxquels leurs concitoyens ou eux-mêmes sont confrontés et proposer des solutions ensemble.
Néanmoins, malgré ses réussites spectaculaires, l’Umuganda doit relever le défi d’une planification insuffisante dans certaines régions qui a débouché sur des objectifs peu réalistes et des projets difficiles à réaliser sans financement supplémentaire.
Pire encore, la faible participation d’une partie de la population reste un défi majeur. Certaines personnes considèrent encore ce travail d’intérêt général comme une perte de temps et le voient comme du travail forcé, ce qui réduit donc le travail qui aurait pu être fait s’ils avaient tous participé de bon cœur.
Pourtant, les programmes de formation pour la population qui sont organisés par le ministère des collectivités locales contiennent  des cours sur le suivi et l’évaluation, les rapports sur les résultats, les lois, les décrets et les directives qui régissent l’Umuganda ainsi que les responsabilités du comité. Une campagne de sensibilisation a été effectuée sous forme de documentaires, d’émissions télé et radio, pour informer les Rwandais et inciter à la participation, surtout dans les zones urbaines.
En conclusion, l’Umuganda a été mis en place à l’échelon national en 2007 et a remarquablement favorisé le développement et l’harmonie au Rwanda, notamment grâce aux différents acteurs impliqués  tels que le comité de supervision de l’umuganda pour la programmation, l’organisation et la supervision des projets ainsi que les dirigeants locaux pour encourager la participation et la population pour s’approprier le projet.

Source : http://www.allaboutrwanda.com/umuganda.html

Vous avez d’autres suggestions d’expériences à partager avec notre réseau?  Nous vous proposons de nous les communiquer à l’adresse [email protected]  et nous les répercutons dans la mesure de nos possibilités.

Langue Français